Une année avec Thibaut

Eleveur de vaches allaitantes dans la Manche

Fils de parents non agriculteurs, Thibaut, 30 ans, a fait de sa passion son métier : il élève une trentaine de vaches allaitantes de race charolaise dans la Manche. Il est principalement naisseur : les mâles sont vendus, et les femelles gardées pour le renouvellement du troupeau. Pour nourrir son troupeau, il exploite 75 ha dont 50 ha de prairies naturelles et 25 ha de cultures (prairies de fauche, maïs grain, orge, blé). Après des études agricoles et plusieurs expériences dans d’autres fermes de la région, Thibaut travaille aujourd’hui en étroite collaboration avec les autres agriculteurs du coin (entraide sur le travail, prêt de machines etc.) et a développé la vente directe pour commercialiser la viande qu’il produit. De quoi garder un lien avec le consommateur et de communiquer positivement sur les pratiques d’élevage !

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Une année avec / Thibaut
Septembre 2021

Une rentrée sur les chapeaux de roue !

Fin août et début septembre ont été très chargés sur la ferme, entre la moisson qui a débuté très tard et la récolte d’herbe.

Pour la moisson, cette année a été plutôt exceptionnelle et compliquée : l’humidité très importante causée par les nombreuses pluies de l’été a retardé la moisson. Elle s’est terminée en septembre pour le triticale et l’orge de printemps. Malheureusement les rendements sont plutôt médiocres et la qualité n’est pas vraiment au rendez-vous…

Je livre le blé et le triticale au négoce, mais je garde l’orge pour engraisser mes bêtes l’hiver et ainsi assurer une viande de qualité.

Pour l’herbe par contre, le bilan est bien meilleur : j’ai pu faire les 3ème et 4ème coupes d’herbe, en quantité et avec une superbe qualité ! Le tout est récolté en enrubannage car la période était trop courte pour faire suffisamment sécher le foin. Eh oui nous sommes en septembre ! et de ce fait les journées d’ensoleillement diminuent…

La fin du mois va être rythmée par l’entretien des haies et le semi des couverts végétaux, c’est-à-dire que l’on sème un fourrage ou une culture entre deux cultures pour éviter d’avoir des surfaces nues l’hiver et pour ainsi protéger les sols.

Août 2021

La saison des foins est terminée !

Malgré un été plutôt humide, on a enfin pu s’attaquer aux foins (première coupe) et continuer les enrubannages (2e et 3e coupes). On profite de toutes les périodes de soleil de 3 jours d’affilée pour que l’herbe coupée puisse sécher.

Le foin se fait en plusieurs étapes, chacune avec un matériel différent : fauche de l’herbe avec une faucheuse, fanage avec une faneuse (on retourne le foin plusieurs fois grâce à une faneuse pour l’aider à sécher), andainage avec un andaineur (on rassemble le foin).

Une fois qu’on estime que le foin est assez sec, on le presse soit en bottes rondes ou carrées, au choix de chacun. Sur ma ferme, c’est de la botte ronde de préférence. Pour s’assurer que les bottes sont bien sèches, il est possible d’utiliser une sonde de température, chose qui peut être utile selon le stade de récolte de l’herbe et la saison ! La mise en botte se fait avec une botteleuse.

Pour l’enrubannage, on ajoute une étape supplémentaire : on entoure la botte d’un film plastique. On obtient ainsi un milieu sans air, ce qui permet à la botte de fermenter, et ainsi d’obtenir un fourrage avec une valeur alimentaire plus riche que le foin.

Il ne reste alors plus qu’à ramasser les bottes et les stocker pour nourrir le troupeau pendant tout l’hiver, quand il n’y a plus d’herbe qui pousse dans les prés !

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