Nous avons rencontré Samuel à l'occasion du salon Tech'Ovin 2017, il témoigne pour nous sur son parcours.
Mon père était exploitant agricole en céréales uniquement. Il a eu des moutons il y a longtemps, il a arrêté car il trouvait ça trop compliqué. Au début, je ne souhaitais pas me lancer dans l’agriculture. J’ai travaillé à France Télécom pendant quelques années, et au bout d’un moment, ça ne me plaisait plus, donc j’ai refait un BTS agricole pour reprendre l’exploitation de mon père.
« Mon frère, qui était ingénieur agricole, voulait s’installer aussi. Du coup, on a dit qu’on allait s’installer ensemble sur l’exploitation de mon père qui partait à la retraite. »
La question s’est alors posé de savoir comment dégager deux revenus sur l’exploitation, qui en dégageait à peine un pour mon père. L’idée était de développer un atelier d’élevage.
« J’ai choisi de faire un BTS Productions Animales par alternance, ce qui m’a permis de faire des stages dans plusieurs exploitations agricoles. »
A ce moment, je savais qu’il fallait qu’on mette un atelier d’élevage, mais je ne pensais pas à l’ovin. Au fur et à mesure de la formation, j’ai fait des stages dans des exploitations mixtes, ovin et bovin, j’ai vu un peu de porcs aussi, et à la fin de mon BTS j’ai fait mon rapport de stage dans une coopérative ovine. Au fur et à mesure du temps, je me suis dit que le mouton c’est pas si terrible, en travaillant correctement, avec des bons moyens, on pouvait gagner sa vie! Et au final, à l’installation, le moins cher c’est le mouton, qui rapporte le plus rapidement, car la rotation est plus rapide.
Après cela j’ai donc fait aussi un certificat de spécialisation en ovin, ce qui m’a permis d’approfondir mes connaissances.
Donc on s’est lancés là-dedans, on a cherché un troupeau, on en a trouvé deux trois pour constituer un troupeau de base assez conséquent. Au niveau des races, on a choisi un peu ce qu’il y avait, parce c’était à un moment ou tout le monde s’installait en mouton parce que le cours de l’agneau était fort, donc il y avait peu de troupeaux disponibles. On a de la Charolaise, de la Limousine, et un petit peu de Texel.
Sur l’exploitation, il n’y avait rien de prévu pour les moutons vu qu’elle était plutôt à visée céréalière, donc on a remis des prairies, refait quelques clôtures… et on s’est lancé comme ça.
Le troupeau est en agrandissement, aujourd’hui on a 300 brebis, on aimerait monter à 500 d’ici 3 à 4 ans, en agriculture bio, en faisant uniquement des agneaux d’herbe sans complémentation.
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