Dans cette série d’articles, nous allons à la rencontre d’Amélie. Elle nous explique les prémices de son installation jusqu’à l’accueil de ses chevrettes sur la ferme. Une vraie aventure au cœur de l'Isère!
Les premiers fromages sont là !

Avec le début des mises bas, Amélie a enfin démarré la traite et la fabrication des fromages après 18 mois d’attente et de préparatifs. Les chèvres ont commencé les mises-bas. En une semaine, il y en avait déjà une dizaine à traire. L’exercice de la traite est encore un peu chahuté car c’est nouveau pour ces jeunes chèvres, qui ne sont pas encore habituées à circuler dans les installations. Après une semaine de traite, c’est l’inauguration de la fromagerie avec le lait de quatre chèvres à transformer. Le premier caillé est réussi et les huit premiers fromages sont démoulés. Il reste encore à adapter le process pour améliorer la recette.
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la poursuite des travaux d’aménagement sous tension

L’entrée officielle dans le GAEC et la validation de la DJA sont enfin là. Les travaux de la fromagerie démarrent ! L’aménagement du bâtiment d’élevage et de transformation commencent en novembre. Mais sans signature des offres de prêts, la trésorerie devient un sujet d’inquiétude. L’instruction des emprunts et de leurs garanties prend du retard. Au niveau administratif, la période a aussi son lot de réjouissance. Après réception des documents officiels liés à la création du GAEC, notamment le Kbis, il faut mettre à jour les coordonnées de l’exploitation auprès de tous les partenaires, déclarer l’entrée d’un nouvel associé à la PAC, remplir le dossier d’affiliation MSA, revoir les assurances de la ferme ! Pour garder le cap, Amélie et ses associés organisent un point chaque vendredi sur les chantiers et les rendez-vous de la semaine.
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De la création du nouveau GAEC à l’installation officielle

Assistée par une juriste de CerFrance, Amélie s’entoure pour préparer la création administrative du GAEC. En septembre-octobre, les démarches sont nombreuses entre la rédaction des statuts, l’acte de cession de parts, la convention de mise à disposition des terrains, etc. Ces documents sont ensuite transmis à la DDT pour être consultés par une commission d’agrément.
Pour faciliter la bonne entente du GAEC à créer, les futurs associés participent à des rendez-vous obligatoires pour soigner leurs relations humaines. La conseillère spécialisée de la chambre d’agriculture accompagne le groupe pour mieux se connaitre, exprimer son avis, éviter les non-dits, etc.
L’entrée dans le GAEC et la mise à la reproduction des chèvres marquent l’aboutissement du projet d’installation d’Amélie en Isère. Son dossier a reçu un avis favorable pour l’attribution de la DJA (Dotation Jeune Agriculteur). La commission a spécifié une mise en garde sur le temps de travail, au vu de la multiplicité des productions présentes sur la ferme et d’une préconisation pour souscrire un suivi post-installation. Côté chevrettes, la saison est marquée par la mise à la reproduction. Si tout va bien, début mars, les premiers cabris seront là et il faudra traire et transformer le lait.
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Le début d’une nouvelle vie pour Amélie
Après l’arrivée des chèvres sur son exploitation, c’est au tour d’Amélie de déménager pour se rapprocher de la ferme, avec sa famille. Le quotidien à la ferme s’installe et Amélie s’applique à peser ses animaux régulièrement pour veiller à leur bonne croissance. Elle peut ainsi rebondir rapidement lorsqu’elle découvre que ses chèvres ont un retard de croissance dû à un problème parasitaire.
En plus du suivi de ses animaux, les journées sont rythmées par la familiarisation d’Amélie avec ses animaux. Chacune son caractère ! Les chèvres ont aussi l’occasion de profiter de l’extérieur avec une sortie au pâturage quelques heures dans la journée.
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Dans les yeux d’Amélie : « Mon projet d’élevage de chèvres commence à peser » | Réussir La Chèvre
L'arrivée des chevrettes

La nouvelle vie d’éleveuse d’Amélie est marquée par l’arrivée de ses chevrettes sur la ferme. Aidée par le contrôle laitier du département, Amélie a soigneusement choisi l’élevage d’origine de ses animaux. Un troupeau présumé sans maladies caprines et avec un lait aux capacités de fromageabilité intéressantes, voilà de réels atouts pour atteindre les objectifs de son projet.
Les chevrettes sont bien accueillies chez Amélie, qui voit enfin son projet se concrétiser. Toute la famille s’attèle à leur trouver des noms !
L’arrivée des animaux marque également le début d’une nouvelle aire : transition alimentaire pour les chevrettes, développement de nouvelles compétences en bricolage et en fauchage. Autant de nouveautés qui animent le quotidien d’Amélie lors de son installation !
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Dans les yeux d’Amélie : « J’ai enfin mes 40 chevrettes à bichonner ! » | Réussir La Chèvre
La conception de son projet d'installation

Printemps 2025, Amélie affine la prévision de son projet d’atelier caprin. Elle imagine comment accueillir et installer au mieux ses chèvres, dans un endroit optimisé pour les chèvres mais aussi ergonomique pour faciliter son travail. Pour cela elle y passe du temps, recommence et modifie ! Amélie se rend aussi chez des collègues éleveurs pour profiter de leurs conseils.
Elle débute aussi les démarches administratives liées à son projet d’installation en association sur une exploitation déjà existante. Cette fois, elle s’appuie sur l’aide d’une juriste pour la création du GAEC. D’un point de vue financier, elle anticipe les aides qui participeront à son projet. C’est également l’occasion pour elle de réaliser une étude de marché pour la commercialisation de ses formages.
La vie à la ferme se poursuit pour Amélie, et son projet continue de grandir ! Elle valide son PPP grâce à ses stages en élevages et dispose maintenant de compétences pratiques en élevage en Agriculture Biologique.
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Chausser les bottes, se former et être accompagnée

Enrichir ses connaissances et ses compétences
Le projet d’installation d’Amélie se poursuit. Après avoir trouvé la ferme où accueillir son atelier caprin, Amélie se familiarise avec ce nouvel environnement en travaillant sur l’exploitation en stage. Une occasion pour elle de côtoyer d’autres productions, déjà présentes sur la ferme, de tester l’entente à la ferme, d’apprivoiser son nouvel environnement et de continuer à imaginer son projet d’atelier caprin.
Le début du parcours à l’installation
L’hiver 2024, en parallèle de son stage à la ferme, Amélie continue les démarches liées à son installation. Elle imagine le futur de son parcours, identifie les formations à suivre pour avoir toutes les compétences nécessaires afin de devenir éleveuse. Elle réalise son Plan de Professionnalisation Personnalisé avec l’accompagnement de la Chambre d’agriculture.
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Le projet d'installation, du rêve à la réalité

L’émergence d’une idée
Amélie a réussi sa reconversion professionnelle pour devenir éleveuse. Issue d’une famille agricole, elle a exercé différents emplois en lien avec les filières de petits ruminants avant de se lancer dans un projet d’installation en élevage de chèvres. Pourquoi les chèvres ? Un coup de cœur lors d’un stage pendant ses années d’études !
Une transition en douceur pour se rapprocher du milieu
Avant de s’installer, Amélie prend un poste de conseillère caprin en Chambre d’agriculture. Cette période de transition lui permet de rencontrer des éleveurs et des systèmes d’élevage pour mûrir son projet d’installation. Elle en profite également pour prendre rendez-vous avec le point d’accueil à l’installation près de chez elle.
Salariée en élevage pour prendre le temps de trouver où s’installer !
Elle devient ensuite salariée en élevage et entame des recherches pour trouver la ferme qui accueillera son projet. Ce qu’elle cherche ? Une exploitation où elle pourra s’épanouir avec un troupeau d’une cinquantaine de chèvres en système herbager ! Amélie découvre alors la Ferme de Toutes Aures en Mars 2024. Une occasion pour la ferme de se diversifier avec la mise en place d’un atelier caprin, et pour Amélie une garantie de s’associer pour ne pas travailler seule.
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Série d’articles issue de la revue Réussir La Chèvre, rédaction Amélie Villette
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