Une année avec Marion

éleveuse de brebis laitières dans les Pyrénées Atlantiques

Marion, 25 ans, s'est installée sur une exploitation des Pyrénées Atlantique, à Hasparren, en association avec sa cousine courant 2016. Rien ne la prédestinait à devenir éleveuse, mis à part sa passion pour les animaux! Désormais le quotidien de Marion est de prendre soin de ses 330 brebis Manech Tête Rousse qui produisent du lait pour la fabrication du célèbre fromage sous Appellation d'Origine Protégée, l'Ossau Iraty .... D'origine bretonne, Marion n'a pas hésité à quitter sa région natale pour réaliser son rêve et devenir éleveuse de brebis. Aujourd'hui, elle s'épanouit dans son travail et profite du relief escarpé du Pays Basque pour pratiquer une autre de ses passions, le trail.

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Juillet Août 2018

Changement de rythme sous cette canicule

Au mois de juillet comme partout en France, nous avons eu de grosses chaleurs. Les brebis n’aiment pas beaucoup ces fortes températures. Après la traite du matin, on les envoie de bonne heure dehors pour qu’elles profitent de la fraicheur pour pacager (brouter). Ensuite dès qu’il commence à faire chaud, les brebis se regroupent en tas, elles « chaument ». Comme nous n’avons pas beaucoup d’ombre, nous préférons les rentrer en bergerie pour le reste de la journée. De même après la traite du soir, on les remet dehors jusqu’à la tombée de la nuit.
Avec ce beau temps, j’ai réalisé les deuxième et troisième coupes d’herbe sur certaines de mes parcelles. Il faudra que je fasse une analyse des fourrages, mais à vue d’œil ce regain semble très bon ! Une fois la récolte faite, il faut rentrer toutes les bottes, puis j’essaye de les trier selon leur qualité.

 

Pendant l’été, il y a moins de travail sur le troupeau, alors je passe pas mal de temps à entretenir les parcelles. Sur les parcelles pâturées, je fauche les refus laissés par les brebis, de manière à ce que l’herbe qui repousse soit plus propre. Les refus, c’est l’herbe, ou les autres plantes qui ne sont pas consommées sur une parcelle une fois le pâturage terminé.
Les jours où il ne fait pas trop chaud, je débroussaille le long
de toutes les clôtures de l’exploitation. C’est un peu long à faire, mais si on ne le fait pas les ronces envahissent vite…

Juin 2018

Un mois chargé

Le mois de juin qui est passé a été plutôt chargé, tant dans les champs que sur le troupeau.
Enfin nous avons récolté les premiers foins secs de la campagne ! Vu le retard dans la date de fauche, la qualité n’était pas au rendez-vous… Nous avons aussi moissonné la parcelle d’orge. Il y avait moitié moins de paille que l’an dernier, ce n’est pas étonnant, au vu de la météo du printemps qui n’a pas du tout été favorable…

Pour les brebis, le début du mois de juin correspond à la période de préparation à la reproduction. Il faut les bichonner. On s’applique à les faire reprendre du poids, en donnant un peu plus de céréales, et en limitant la production laitière. Cette année, nous avons inséminé un premier lot de 55 brebis le 15 juin, puis un second lot de 120 brebis le 22 juin. Pour le reste du troupeau, nous comptons sur nos béliers. Dans le le lot des brebis en lutte naturelle, nous avons mis surtout des béliers à viande (en photo). Pour ces brebis, les agneaux sont destinés à la vente et non pas au renouvellement du troupeau. Je trouve donc plus intéressant d’avoir des agneaux croisés.
Tous les jours je marque les béliers avec de la peinture sur le poitrail pour voir les brebis qui sont saillies. Pour l’instant, les béliers ont bien travaillé, on retrouve les marques de peinture sur la croupe des brebis (voir photo).

Nous avons fait le sixième et dernier contrôle laitier de la campagne, ce qui a permis au contrôleur d’éditer le bilan brebis par brebis. Au global, on peut dire que la saison s’est bien passée.
La fin de la lactation approche, j’ai commencé à tarir quelques brebis. Quand la quantité de lait produite devient trop faible, ça ne vaut pas la peine de continuer à traire certaines brebis, on les sépare du troupeau. Avec ces brebis taries et les brebis qui étaient vides l’an passé, j’ai constitué un lot qui reste dehors jour et nuit. Tous les jours je vais les voir et m’assurer que tout va bien.

Mai 2018

On attend le beau temps !

Dans la continuité des mois précédents, la météo a été très pluvieuse ici au Pays Basque, depuis le mois de janvier, il a plu en moyenne deux jours sur trois !
Ces conditions météo nous ont obligé à enrubanner le fourrage fauché durant les quelques fenêtres de beau temps. L’enrubannage consiste à entourer, au moyen d’une machine spécifique, une boule ronde de foin par plusieurs couches de plastique. Cette technique permet de conserver le foin qui n’est pas complètement sec. En effet, un foin ne peut se conserver correctement qu’avec un taux de matière sèche suffisamment élevé. Avec seulement 2 ou 3 jours de beau temps, l’herbe fauchée ne sèche pas suffisamment, alors on préfère enrubanner ce fourrage, qui sera de très bonne qualité. En plus, l’herbe une fois fauchée repousse ce qui assure de la pâture disponible pour les brebis.

Comme les autres années à la même époque, les brebis ont été tondues. Après la tonte, en règle générale, les brebis ont plus d’appétit, cette année cela a été particulièrement vrai, elles ont dévoré tout ce que l’on distribuait au tapis.
En plus du passage chez le coiffeur, toutes les brebis ont eu une séance de pédicure ; les onglons de chaque brebis ont été coupés, c’est important pour éviter qu’elles boitent durant la période de mise à la reproduction.

Nous avons réussi à semer le maïs, le 11 mai, malgré les quantités d’eau tombées, il a bien levé. Je passe dans la parcelle régulièrement en ce moment pour surveiller d’éventuelles attaques de limaces. Comme cette année le maïs est près d’une forêt, je vois quelques feuilles mangées par le chevreuil, mais ce que l’on redoute le plus c’est le passage de sangliers… Pour l’instant les nombreux orages n’ont pas fait de dégâts, même si sur les parcelles restant à faucher l’herbe est complètement couchée.

Mars 2018

Deux nouveaux venus à la bergerie !

J’ai été chercher ces deux petits béliers Berrichon du Cher, chez un éleveur à une trentaine de kilomètres de la ferme. On commence à penser à la lutte des brebis, qui débutera dans un petit peu moins de trois mois. Ces béliers, de race bouchère, seront introduits dans le lot des brebis qui ne seront pas inséminées en race locale. Croiser une brebis Manech avec un bélier à viande permet d’obtenir des agneaux plus vigoureux à la naissance et avec une croissance supérieure à un agneau en race pure. Ces agneaux seront destinés uniquement à la boucherie, contrairement aux agneaux en race pure, qui seront en partie conservés pour le renouvellement du troupeau.

A la mi-mars, j’ai réalisé des prélèvements de crottes sur certaines brebis, afin de les envoyer au laboratoire pour rechercher la présence de parasites. En effet, en pâturant l’herbe dans les prairies, les brebis ingèrent des parasites présents naturellement dans l’herbe, et ces parasites lorsqu’ils sont présents en trop grand nombre nuisent à la santé et à la production des brebis. Cette fois, les résultats ont indiqué que les brebis n’étaient pas trop infestées, donc je vais attendre un mois avant de les traiter.

Nous avons profité d’une petite fenêtre météo pour épandre le fumier composté sur quelques parcelles afin de les fertiliser. Avec les pluies tombées depuis, le compost s’est déjà bien décomposé, et les brebis pourront bientôt repâturer ces parcelles et profiter de l’herbe fraîche du printemps qui commence.

Février 2018

Compta et observation des brebis

Dans la continuité du mois de janvier, le temps au mois de février a été mauvais… Pluie, froid et même de la neige ! Du coup le travail dehors est limité, mais on a quand même de quoi s’occuper !

Cette année, j’ai décidé de faire la comptabilité moi-même. Jusqu’à présent la comptabilité était tenue par un comptable, mais cette année avec mon associée nous avons choisi d’adhérer à une association qui nous accompagne pour tenir nous-même notre comptabilité. Ce mois-ci j’ai donc commencé à saisir mes factures sur un logiciel, ce qui me permettra à la fin de l’année de sortir mon résultat comptable. Par la suite on se réunira une fois par mois environ, avec un petit groupe d’autres agriculteurs, pour échanger autour de notre comptabilité.

Comme l’an passé, j’ai également participé à une session de formation « Obsalim ». C’est une méthode basée sur l’observation des animaux qui permet d’ajuster la ration distribuée aux brebis. Sur une après-midi, nous nous sommes réunis à trois éleveurs autour de deux techniciens, et nous avons observé tour à tour les trois troupeaux. A chaque fois nous prenons quelques brebis et nous regardons les yeux, les pieds, la laine, les crottes… De ces observations, nous réalisons une sorte de diagnostic qui nous indique si l’équilibre de la ration est bon. D’ici un mois nous nous retrouverons à nouveau et nous verrons si les changements apportés à la ration ont été bénéfiques.

Janvier 2018

Les aléas de la pluie

Au début du mois, nous avons fait le premier contrôle laitier de la campagne. Le niveau de production laitière est le même que l’année dernière, malgré une météo vraiment pourrie depuis un mois. Les quantités d’eau tombées ont complètement détrempé les prairies, les allers et venus des brebis dehors provoquent de la boue. En marchant les brebis salissent l’herbe et ne veulent plus la manger, et oui elles sont capricieuses ! En plus de cela, la boue provoque des boiteries, on essaye donc d’éviter au maximum de les y faire passer. Pas facile quand il pleut…

Du coup ce mois-ci les brebis sont assez peu sorties au pâturage. Il faut donc puiser davantage dans les stocks de fourrages et d’aliments. Quand les brebis restent dedans, on passe beaucoup de temps à les nourrir. On distribue différents fourrages, pour essayer d’avoir une ration équilibrée qui permette de produire du lait, associés à des aliments concentrés.
Les petites agnelles, nées au mois de novembre dernier, ont maintenant toutes été sevrées, c’est-à-dire séparées de leur mère. Elles s’habituent petit à petit à manger du foin et du granulé, ce qui va permettre de leur assurer une bonne croissance.

Décembre 2017

Toujours des agneaux

En décembre les agnelages ont continué et sont maintenant presque finis à la fin du mois. Nous avons fait une dernière échographie pour repérer les brebis retardataires, il en reste une petite vingtaine : le plus dur est passé !

Le lot d’antenaises, c’est-à-dire les brebis qui mettent bas pour la première fois, a agnelé et nous sommes en train de les habituer à passer à la salle de traite. Il faut batailler un peu parce que pour elles, c’est tout nouveau : elles doivent apprendre à rentrer dans la salle de traite d’abord, puis à s’attacher au cornadis et à rester sage pendant la traite. Ce n’est pas facile mais avec un peu de patience on y arrive !

Nous avons vendus les premiers agneaux au début du mois. Ce sont des agneaux de lait, c’est-à-dire qu’ils sont vendus à partir de 20 jours environ, ce qui correspond à un poids de 10.5 à 12 kg. Nous sommes adhérents à une organisation de producteurs (OP), à qui on annonce toutes les semaines le nombre d’agneaux que l’on vend la semaine suivante. Une fois par semaine, on trie les agneaux pour repérer ceux qui sont prêts à vendre. Ensuite, je les amène à un centre de pesée où chaque éleveur amène ses agneaux. Là-bas, chaque lot d’agneaux est pesé puis chargé dans un camion.

Au départ des premiers agneaux, la campagne laitière commence à proprement parlé. Le laitier recommence à passer tous les deux jours pour ramasser le lait.

Novembre 2017

L'arrivée des agneaux

Depuis une dizaine de jours maintenant, il y a un peu plus de monde dans la bergerie. C’est une des périodes que je préfère dans l’année, la période des agnelages.
C’est du travail, il faut surveiller les mise-bas des brebis et si besoin intervenir. Ensuite, ici nous avons l’habitude de mettre la brebis et ses agneaux en case individuelle, ce qui permet de vérifier que la brebis « aime » son ou ses agneaux, et que les agneaux ont le ventre bien rempli. Après 24 heures, parfois plus, parfois moins, les brebis sont regroupées par dix dans des petits parcs. Cela permet que les agneaux retrouvent plus facilement leur mère entre toutes les brebis et ainsi qu’ils tètent correctement.

Matin et soir nous enfermons les brebis le long du tapis d’alimentation pour vider le restant de lait dans les mamelles et contrôler si tout va bien.
Au bout de 3-4 jours, en milieu de journée nous séparons les agneaux des brebis pour que ces dernières partent pacager (pâturer) dehors pendant 2 à 3 heures.

Les brebis qui avaient été inséminées ont maintenant toutes mis bas. Au fur et à mesure des naissances, j’identifie tous les agneaux : dans un carnet, je note le ou les agneaux issus de chaque brebis, puis je leur attribue un numéro correspondant à une boucle qu’on lui pose à l’oreille.
C’est à ce moment qu’il faut choisir les petites agnelles que l’on gardera pour renouveler le troupeau.

Octobre 2017

Fougères, maïs et semis ...

En octobre Marion, éleveuse correspondante de Devenir Eleveur, a fauché la fougère pour la litière de ses animaux. Elle a un métier d'éleveuse de brebis laitières.

Le mois d’octobre a été assez chargé ! Vu la météo capricieuse du mois de septembre, la plupart des travaux des champs restaient à faire.

Comme je l’ai évoqué le mois dernier, on fauche la fougère, qui se trouve souvent sur des parcelles communales un peu « montagneuses ». Une fois fauchée on la met en andain pour la « round-baller »   (faire une botte). Cette fougère nous sert de litière dans la bergerie, comme de la paille en fait.

Le 16 octobre nous avons aussi ramassé le maïs. Nous le récoltons en épi entier puis ces épis sont mis dans le séchoir où ils sont stockés jusqu’à être égrainé (mis en grain). Cette année la récolte a été bonne, on devrait avoir suffisamment de maïs pour nourrir les brebis.

L’automne c’est aussi la période pour prendre soin des prairies, le fumier composté auparavant a été épandu sur quelques parcelles.

Avant la fin du mois, je dois encore semer la parcelle d’orge et semer une prairie, ensuite tout sera à jour et on attendra les premiers agneaux avec impatience !

Septembre 2017

De la pluie pour de belles prairies !

la nouvelle prairie semée par Marion en septembre, éleveuse de moutons ovins

Le mois de septembre a été très pluvieux à Hasparren, d’après notre pluviomètre plus de 250 mm d’eau sont tombés.
Ces pluies ont permis de faire lever très rapidement une parcelle de prairie semée le 31 août. Je suis plutôt contente, parce que c’est la première fois que j’utilisais ce semoir qu’un voisin m’avait prêté, le résultat est plutôt bon ! Le mélange que j’ai semé contient du Ray Grass, différents trèfles et de la vesce. En l’ayant semé assez tôt j’espère avoir de l’herbe en quantité pour le mois de novembre, pour la période autour de l’agnelage.

Courant septembre, de nouveaux travaux ont été faits à la bergerie. Nous avons installé un tapis d’alimentation supplémentaire, et nous avons démontés les deux anciens tapis pour en installer des nouveaux. Les brebis ont été un peu perturbées par ces changements mais elles s’y habituent petit à petit !

Au Pays Basque nous récoltons la fougère, qui sert ensuite de paillage dans la bergerie. Je pense partir faucher bientôt mais il faut attendre que la terre sèche suffisamment pour travailler dans de bonnes conditions.

D’ici quelques jours les agnelles seront échographiées, c’est toujours un peu stressant d’attendre le résultat…

Août 2017

Fin de campagne laitière : le tarissement des brebis

C’est la fin de la campagne laitière, nous avons arrêté de livrer le lait le 23 août. Déjà nous avions tari une partie du troupeau depuis quelques semaines, c’est-à-dire que nous avons arrêté de les traire. A présent il faut tarir celles qui ont toujours du lait. Pour la santé de la mamelle il est important de bien réussir le tarissement. L’objectif est de faire chuter la production, en changeant les horaires de traite, en décalant les jours de traite par exemple. Durant cette période, les brebis qui ne sont pas encore taries restent dans la bergerie et ne mangent que du foin.

A la fin du mois un technicien est venu réaliser les échographies : il nous indique si la brebis est pleine et à quel stade de gestation, ainsi que le nombre d’agneaux qu’elle porte. Suite à l’échographie nous avons donc trié les brebis, pour les répartir en différents lots.

Au Pays Basque, nous avons eu la chance d’avoir un été relativement arrosé, les conditions ont donc été favorables à la pousse de l’herbe. Sur certaines parcelles j’ai pu réaliser une troisième coupe.

Juillet 2017

C'est pas les vacances pour tout le monde !

Le début du mois de juillet a été bien occupé. En effet, le hangar que nous avons construit au mois de mai, nous a permis de dégager de la place dans la bergerie, nous avons donc attaqué l’installation d’un nouveau parc dans la bergerie. Il permettra d’accueillir les agnelles par la suite. Pendant plusieurs jours plomberie et menuiserie étaient donc au programme !

 

Au début du mois, pour les brebis inséminées les 16 et 21 juin c’étaient la période des retours. C’est-à-dire que les brebis qui n’ont pas été fécondées lors de l’insémination reviennent en chaleur (le cycle sexuel d’une brebis dure 17 jours en moyenne).

Pour assurer un nombre suffisant d’agnelles de renouvellement, en plus de celles issues de l’insémination, nous faisons de la lutte contrôlée. C’est-à-dire que nous divisons le troupeau en plusieurs petits lots, dans lesquels nous n’introduisons à chaque fois qu’un seul bélier. De cette manière nous saurons au moment de l’agnelage la paternité des futurs agneaux femelles à naître.

 

Mi-juillet, j’ai aussi fauché les parcelles mises de côté pour faire les regains. Au pays basque nous avons, en règle générale, un climat suffisamment pluvieux et donc propice à la repousse de l’herbe. Le regain c’est l’herbe qui repousse suite à une première fauche sur une parcelle donnée. C’est un fourrage bien plus fin que le foin et dont la valeur alimentaire est supérieure.

Juin 2017

Préparation du renouvellement du troupeau

Depuis la mi-mai, l’objectif est de préparer le troupeau à la période de reproduction. La date d’insémination approche pour les deux lots inséminés. Pour le reste des brebis, c’est l’introduction des béliers dans le lot qui marquera le début de la lutte. A cette période, les brebis doivent être en forme et sans aucuns soucis de santé. Nous avons donc consacré du temps au parage des pieds (entretien des sabots), pour éviter toute boiterie, au traitement antiparasitaire du troupeau. Les brebis ont reçu un supplément de maïs dans la ration, l’objectif étant qu’elles prennent du poids. On y prête une attention particulière car cela influencera les résultats de la prochaine campagne : fertilité, nombre d’agneaux à naître…

Les béliers aussi ont été bichonné, parce qu’il faut que eux aussi assurent !

 

La récolte de l’orge doit avoir lieu dans les prochains jours, malgré qu’une partie du champ soit couchée à cause du vent. De son côté le maïs grandit bien.

Mai 2017

Passage chez le coiffeur pour nos brebis !

En projet depuis quelques temps, notre nouveau hangar à fourrages est sorti de terre ! Tout juste terminé, il a été inauguré, puisque j’ai rentré les premières boules de foin de l’année.

 

Entre la fin du mois d’avril et le début du mois, le champ de maïs a été préparé : épandage du fumier, préparation du sol. Ainsi, le maïs a été semé le 9 mai, il commence déjà à lever.

 

A la mi-mai, tout le troupeau s’est refait une beauté. Les béliers, le lot de brebis vides ainsi que les brebis laitières sont passés à la tonte. Pour la journée, trois tondeurs sont venus, il y avait aussi un voisin et mon copain pour attraper les brebis. A la fin du chantier, un bon repas nous attendait !
Une fois les brebis tondues, c’est l’occasion de faire le point sur l’état des brebis et d’ajuster la ration distribuée. L’objectif étant qu’elles reprennent du poids pour l’insémination qui aura lieu le mois prochain.

Avril 2017

La gestion de l'herbe commence avec le printemps

Au début du mois d’avril, deux brebis retardataires ont agnelé, les deux derniers agneaux de la campagne 2016/2017 sont nés !

Pour le troupeau déjà à la traite depuis le mois de décembre, on est à la moitié de la lactation, la production par brebis diminue au cours du temps, on commence à penser à la préparation de la reproduction pour la campagne prochaine.

C’est le printemps, et donc c’est maintenant la période de pleine pousse de l’herbe. Pour ne pas gaspiller l’herbe, il faut gérer le pâturage des brebis. Je les amène sur une parcelle, puis au bout de quelques jours je les amène sur une autre parcelle. De cette manière, entre temps, l’herbe repousse jusqu’au prochain passage des brebis sur cette parcelle. Je me sers d’une clôture électrique pour rediviser mes parcelles, du coup, tous les jours ou presque, je suis dans les prairies pour installer ou déplacer ma clôture.
Pour ne pas être débordée par l’herbe, j’ai gardé des parcelles sur lesquelles les brebis ne vont plus pâturer depuis quelques semaines. Après avoir bien regardé la météo, j’ai profité de plusieurs jours de beau temps pour sortir la faucheuse pour la première fois de la saison.

Mars 2017

Les agnelles grandissent !

marion mars 2017 devenir eleveur

Avec le temps froid et humide de l’hiver, il a fallu pailler souvent, du coup la litière s’est accumulée et le niveau est haut. On profite d’une journée avec un temps magnifique, pour sortir le fumier. On charge ce fumier dans une remorque et on le transporte jusqu’au champ sur lequel on va semer le maïs aux alentours du mois de mai.

Nos agnelles, nées au mois de novembre, grandissent bien. Ce sont nos futures brebis, issues pour la plupart d’insémination, elles renouvelleront le troupeau, cette année nous en avons gardé 81.
Jusqu’au sevrage, les petites agnelles étaient nourries au lait de leur mère, puis progressivement je leur ai distribué un aliment complet. A présent, c’est le moment de les habituer à manger de l’aliment fermier, avec du maïs grain, produit sur l’exploitation. La transition alimentaire se déroule à peu près sur une semaine. Cette semaine là, j’ai aussi retrié mes agnelles en deux lots. Je mets les plus petites à part, de manière à les nourrir un peu plus, pour qu’elles rattrapent le reste du lot.

Février 2017

Le printemps approche doucement !

Le mois de février est bien entamé, c’est encore l’hiver et la pâture disponible pour le troupeau commence à manquer. Mais on sent que le printemps approche, les températures sont plus douces, la végétation va redémarrer. Pour activer la pousse de l’herbe, j’ai décidé d’apporter un peu d’engrais sur trois parcelles autour de la bergerie pour avoir de l’herbe au plus vite disponible pour les brebis.

L’entrepreneur est également venu composter le tas de fumier, le compost obtenu sera bientôt épandu sur les prairies destinées à la fauche.

Malgré tout, durant ce deuxième mois de l’année, le travail dans les champs est limité, on en profite donc pour refaire une clôture fatiguée. Pour faciliter le travail, mon copain me donne un coup de main, et on utilise l’enfonce-pieux en copropriété avec plusieurs voisins.

Janvier 2017

1er contrôle laitier de la saison et formation avec mon chien Juste

Juste est le chien de travail de Marion. Il l’aide pour guider le troupeau lors de ses déplacements.

Un mois et demi après le début des agnelages, la campagne laitière est lancée, c’est la période pour réaliser le premier contrôle laitier. Le technicien vient mesurer la production laitière de chacune de nos brebis. Sur chaque poste de la salle de traite, une éprouvette récupère le lait de la traite d’une brebis afin d’en mesurer la quantité. Il peut aussi prélever des échantillons, qui seront analysés par la suite, afin de connaître la qualité du lait produit (quantité de cellules, taux).

Je profite également de son passage pour discuter avec lui de la ration et des modifications à apporter en fonction de l’évolution de la production, des stocks de fourrages et la quantité d’herbe disponible.

Ce mois de janvier, c’est aussi la reprise pour Juste (mon chien de troupeau) et moi des journées de formation à l’utilisation des chiens de troupeau. Depuis deux ans, je suis ces journées qui se déroulent à tour de rôle chez les différents éleveurs présents, et un formateur nous exerce au travail avec le chien. C’est l’occasion de nous faire progresser mon chien et moi, mais aussi de rencontrer d’autres éleveurs et de passer une bonne journée.

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