Les agriculteurs en France représentent aujourd’hui environ 1,5 % de la population active. Les profils des nouveaux entrants en agriculture se transforment.
La population d’agriculteurs évolue
Les nouveaux entrants en agriculture sont globalement plus âgés, plus féminins (39 % des nouveaux entrants sont des femmes, contre 22 % dans l’ensemble des exploitations) et mieux qualifiés (43 % des nouveaux entrants ont un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 28 %) que l’ensemble des agriculteurs en activité. Les fermes sur lesquelles ils s’installent sont généralement plus grandes et plus souvent en gestion à plusieurs.
La majorité de ces nouveaux entrants ont des liens avec le milieu agricole, même s’ils ne sont pas issus directement de familles d’agriculteurs : 23 % n’ont aucun agriculteur dans leur famille et 55 % ont au moins un parent agriculteur. Mais les principales différences entre les nouveaux installés d’aujourd’hui dépassent la simple opposition IMA (issus du milieu agricole) /NIMA (non issus du milieu agricole).
Les parcours avant l’installation se diversifient
Les parcours pour accéder au métier d’agriculteur montrent une diversité d’expériences. Les installations sont régulièrement précédées d’emplois non agricoles (74% des installations), avant de s’impliquer en l’agriculture. Pour 44% des installés, la formation au métier n’est pas passée par une formation initiale. La socialisation à l’agriculture peut se faire par la famille, la formation, l’expérience professionnelle ou l’ancrage rural. Les parcours d’installation restent influencés par l’origine sociale et les ressources accumulées avant l’installation.
Les choix de filières diffèrent encore selon les profils
Une typologie des nouveaux installés en agriculture a fait ressortie 5 grandes classes de nouveaux entrants agricoles. Leurs pratiques professionnelles révèlent des différences significatives selon leur profil, notamment en ce qui concerne le type de production et l’engagement dans l’agriculture biologique. Parmi eux, les « héritiers bien préparés » se concentrent davantage sur les exploitations bovines (38%), tandis que les « reconvertis » privilégient l’horticulture et le maraîchage (40%).

Selon les profils, les motivations à s’installer et les visions du métier d’agriculteur varient, ce qui joue sur leur rapport au travail.
Source : enquête Agrinovo, 2025, basée sur 3400 réponses d’agriculteurs installés
Retrouve le rapport complet de l’étude Agrinovo 2025 : Projet AgriNovo : portrait social des nouveaux agriculteurs | Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire





