Les éleveurs produisent une grande partie de l’alimentation de leurs animaux sur la ferme. Cela signifie que l’éleveur sait organiser ses cultures, semer, et récolter les produits végétaux qui serviront à alimenter ses animaux.
Une diversité de cultures



L’alimentation des ruminants est principalement composée d’herbe, ce sont des herbivores. Les fourrages* les plus souvent cultivés dans un élevage de ruminants sont : l’herbe, le maïs et la luzerne. L’éleveur peut également produire des céréales* (comme le blé, l’orge, l’avoine …), pour l’alimentation de ses animaux ou pour la vente. Lors de la moisson des céréales, l’éleveur récupère les grains, mais aussi la paille, qui peut servir de litière à ses animaux !
Des rations* prévues pour couvrir tous les besoins de l’animal
Mais quel est le menu pour les ruminants ? La ration alimentaire des ruminants est essentiellement constituée de fourrage. Il existe en plusieurs types, qui se distinguent par leur mode de conservation :
Les fourrages* verts directement pâturés par les animaux pendant la belle saison : herbe, luzerne, colza, …
Les fourrages* récoltés et conservés pour une consommation pendant l’hiver :
- les fourrages* secs comme le foin (herbe fauchée puis séchée sur le pré avant sa récolte), ou encore la paille ;
- les fourrages* ensilés, stockés après broyage dans un silo et conservés par acidification en l’absence d’oxygène : ensilage* de maïs, d’herbe, ou occasionnellement de sorgho ou de pulpe de betterave ;
- les fourrages* plus ou moins séchés, conservés à l’abri de l’air dans un film plastique, que les éleveurs appellent l’enrubannage d’herbe ou de légumineuses. C’est un produit intermédiaire entre un foin et un ensilage.
Où pousse l’herbe destinée aux animaux?!
L’herbe tient une place prépondérante dans l’alimentation des bovins (60 % en moyenne). Cette herbe pâturée ou récoltée sur les 11 millions d’hectares de prairies permanentes du territoire français joue un rôle positif en matière de régulation écologique, d’entretien des paysages et de la biodiversité, de prévention des risques et d’aménagement du territoire (voir l’article).
Et pour fertiliser les champs, on utilise quoi ?! Il y a un cercle vertueux entre les cultures et les animaux, lesquels se nourrissent des fourrages et céréales et leurs déjections servent pour fertiliser les champs. Une réelle complémentarité existe entre les animaux et les cultures.
Kit de survie pour décrypter le vocabulaire de l'élevage
Fourrage : type d’aliment très riche en fibres servant à nourrir les animaux herbivores
Céréale : famille de végétaux regroupant entre autre le blé, l’orge, le seigle, le triticale, l’avoine …
Paille : C’est la tige des céréales, qui reste après la moisson (quand on récolte les grains). Elle sert d’aliment et de litière pour les animaux.
Ensilage : Un aliment conservé par fermentation, le plus souvent du maïs ou de l’herbe
Foin : Il s’agit d’herbe séchée
Ration alimentaire : C’est en quelque sorte le menu des repas des animaux (ce qu’ils vont manger chaque jour, et en quelle quantité)
Voir aussi
L'alimentation des herbivores : place de l’herbe et lien au sol
Pour aller plus loin
Un éleveur gère son troupeau avec technicité
Elever les animaux dans les meilleures conditions possibles, c’est LA priorité des éleveurs. Cela passe par une bonne alimentation et des soins aux animaux. Mais être éleveur c’est aussi maintenir une bonne production et ça demande de la technique, notamment lors du renouvellement.
Un métier très polyvalent
Etre éleveur, ce n'est pas qu'un métier ... c'est plusieurs à la fois ! En effet l'éleveur est compétent dans les soins aux animaux, mais cultive également leur alimentation, utilise et entretien des bâtiments et du matériel parfois complexe, et gère son entreprise