Une année avec Virginie et Germain

éleveurs de chèvres et de brebis allaitantes dans l'Aveyron

Virginie et Germain sont à la tête d'une exploitation familiale en Aveyron. Ce couple est installé sur 68 hectares et reçoit l'aide d'une salariée et du père de Germain. Ils prennent soin de 360 chèvres Saanen et de 120 brebis Lacaune viande. Leurs agneaux sont élevés en bergerie sous le Label Rouge agneau fermier des Pays d'Oc. Virgine et Germain accueillent depuis plusieurs années plus 350 à 400 personnes chaque été dans leur camping agréé "Bienvenue à la Ferme" au bord d'un charmant étang.

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Une année avec / Virginie et Germain
Juillet-Août 2018

La saison estivale bat son plein au camping où les activités se succèdent : baignade, repas de terroir, visite de la chèvrerie,… Le soleil brille pour le plus grand plaisir de nos campeurs et il fait même un peu trop chaud !
Après un printemps pluvieux nous voilà à regretter la pluie… !
Nous avons la chance d’avoir un lac pour irriguer le maïs et ainsi assurer le stock d’aliments pour l’an prochain.
Nous avions semé une luzerne au printemps et elle aussi a eu droit à un coup d’arrosage afin de la préserver.

 

Les boucs ont fait leur retour à la chèvrerie début août donc des chevreaux dès le début d’année en perspective. Nous n’avons pas fini la campagne laitière que déjà on prépare la prochaine. Tout va très vite et il faut garder la cadence. Bref pas le temps de souffler.
Ah si en fait il est fin aout nos vacanciers sont rentrés chez eux et nous on est a pris la route….. vers l’océan pour quelques jours !

Juin 2018

Un mois où l'on s’active

Le soleil montre enfin le bout de son nez ! C’est le moment de faire le stock pour les biquettes et les brebis. Le volume sera au rendez-vous mais la qualité des fourrages sera sans doute moindre que l’année dernière…

On a l’habitude des aléas, cela fait partie du métier : les années se suivent mais sont loin de se ressembler.

 

Il faut aussi préparer le camping.  Le téléphone sonne pour les réservations.  Le grand ménage des mobil home bat son plein et l’entretien des arbres aussi. Bref il y a du boulot pour toute la famille.

 

Les brebis passent la plus grande partie de la journée dehors… elles sont ravies et ne veulent même pas rentrer le soir.

Le moment est aussi venu de choisir les chèvres qui seront inséminées en août.

 

Des journées bien remplies et c’est pas fini avec l’approche de la période estivale… !

Mai 2018

Le temps des travaux aux champs

Les travaux des champs ont commencé en pointillés à cause de la météo mais nous avons tout de même réussi à faire quelques chantiers.

Le maïs a été semé au début du mois et voilà que quelques semaines plus tard les premières feuilles sortent de terre.

Avant de semer, nous avons épandu le fumier dans le champ afin de fertiliser le sol et ainsi limiter l’apport d’engrais de synthèse puis labouré et nous avons attendu que le sol se réchauffe avec quelques belles journées à 20 degrés avant de sortir le semoir.

 

Le semis du maïs se fait avec un semoir spécial qui sème chaque grain un à un a une distance que l’on choisit et les rangées sont espacées de 80 cm environ. C’est ce que l’on appelle un semoir mono graine. C’est un matériel qui coûte entre 15 000 et 20 000 euros neuf. Pour la superficie que l’on cultive (5/6 hectares) il serait incohérent pour nous d’en acheter un c’est pourquoi nous avons donc choisi d’utiliser celui qui est en CUMA (Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole). Les CUMA sont constituées d’agriculteurs qui choisissent d’acquérir ensemble du matériel moderne et performant dont ils ont besoin en fonction de leurs productions et de leurs régions. Cela peut être des tracteurs, faucheuses, épandeurs à fumier,…

 

Nos cultures comme les pois et le lupin sont en fleurs et ce n’est pas déplaire à nos abeilles. C’est magnifique !!!

 

Les brebis pâturent autant que possible. En ce moment et surtout avant l’arrivée des campeurs, elles mangent l’herbe au camping. Bref, ce sont nos tondeuses écologiques !

Avec l’herbe abondante c’est le moment idéal pour mettre les brebis à la reproduction. Pour améliorer leur fertilité, elles ont tous les minéraux et vitamines dont elles ont besoin en complément de l’herbe.

Les béliers sont mis avec les brebis la nuit alors que la journée, tandis que les brebis pâturent, les mâles restent à l’intérieur. Ils se reposent, mangent et laissent aussi les brebis manger. Dans 5 mois des petits envahiront la bergerie. Mais cela est une autre histoire….

 

Nous avons aussi réussi à couper un peu d’herbe. Nous avons enrubanné une partie (mis à l’abri les bottes dans des films) et l’autre est rentrée dans le séchage en grange. Ensuite, on passe de nombreuses heures sur le tracteur, de jour comme de nuit pour les rentrer à l’abri et faire nos stocks pour l’hiver avant la pluie n’arrive.

Avril 2018

Où est le soleil ?

On désespère!!! Le soleil ne se fait pas beaucoup voir. La pâture des brebis se fait en pointillés et ce n’est pas facile. Certains jours elles doivent rester à l’intérieur car il pleut trop ou fait trop froid.

A l’habitude la tonte des brebis pour nous a lieu début avril mais cette année nous avons reculé la date à la fin du mois.

Les cultures n’apprécient pas cette météo pas assez printanière. Le lupin a résisté tant bien que mal à cet hiver pluvieux mais maintenant il a vraiment besoin de soleil pour se développer.

A cette saison les travaux des champs devraient commencer et le risque c’est que nous devions tout faire en même temps dès qu’il fera beau temps…

Les jours de pluie on trouve tout de même à s’occuper entre les travaux d’entretien, la paperasse, la déclaration PAC,…

 

Fin avril on trouve enfin une fenêtre pour bosser au champ. Deux options se proposent à nous : faire une coupe ou préparer la terre pour le maïs. Nous choisissons la seconde car c’est un entrepreneur qui sème le maïs. S’il ne vient pas rapidement après il sera trop pris et le maïs prendra du retard. C’est parti pour le maïs, aliment important dans la ration des biquettes.

Mars 2018

Les brebis mettent bas à leur tour

Maintenant que les chèvres ont finies de mettre bas, ce sont les brebis qui font leurs petits : chacune leurs tours ! Les brebis font de un à trois agneaux par portée. Nous on préfère deux, la un sur chaque mamelle de la brebis. La brebis peut nourrir deux petits en même temps donc l’idéal pour nous est d’avoir des jumeaux.

 

A leur naissance, les agneaux sont installés avec leur mère dans des cases individuelles ce qui leur permet d’être tranquille les premiers jours. Il faut veiller à ce que les petits tètent assez et que la brebis aille bien. En général cela se passe bien mais quelques fois les brebis les rejettent. Dans ces cas-là, cela devient plus compliqué pour nous. Il faut alors trouver une solution pour le petit délaissé.

Nous pouvons faire adopter l’agneau par une autre mère qui a perdu son petit. L’adoption peut être simple ou prendre un peu plus de temps selon les situations.

La dernière solution qui s’offre à nous est le biberon et nous appelons alors les petits des « tatares ». Les agneaux élevés comme cela deviennent très proches de nous.

 

Après avoir passé quelques jours dans les cases, nous mettons ensemble quelques brebis qui ont mis bas en même temps dans un même parc.

Au bout d’un mois on va construire un endroit réservé aux agneaux où ils trouveront du granulé à grignoter, adapté à leur âge.

 

 

Au mois de mars c’est aussi le moment de la mise à l’herbe. Cette année la météo ne nous rend pas la tâche facile. Il fait encore froid, il pleut. Les brebis partent pâturer quelques heures pendant que les agneaux restent à l’abri dedans.

Avec la pousse de l’herbe les mères produisent un lait de qualité pour élever leurs petits.

 

 

Quant aux chevrettes, elles ont grandies. Les premières nées ont deux mois, il est temps pour elles d’être sevrées. Elles pèsent 17 kg et n’ont plus besoin de téter. Du bon foin et du granulé constituent leurs repas. Elles sont en pleine croissance et ont des besoins importants.

Janvier 2018

Les mises bas, c'est parti !

Nous commençons l année sur les chapeaux de roue avec les mises bas qui commencent dès le 4 janvier. C’est parti pour un marathon d’un mois où il faut gérer les mises bas, les petits en plus de l’alimentation. Romain notre salarié est présent a temps plein ce qui n’est pas un luxe..!

Sur cette période ce sont environ 300 mises bas qui vont avoir lieu et il faut compter deux fois plus de chevreaux à s’occuper.

Les premiers soins aux chevreaux sont primordiaux notamment la prise du colostrum (premier lait de la mère). Il est essentiel à la survie des nouveaux nés donc on leur donne à chacun au biberon ce qui nous permet d’être sûr qu’ils en boivent tous suffisamment. Les jours suivants il faut les apprendre à téter. Ils sont nourris grâce à une louve. C’est un appareil qui prépare le lait.

L’élevage des chevreaux est aussi une période délicate. Les petits sont sensibles à toutes les bactéries comme les bébés. Les diarrhées sont les soucis les plus courants. Il faut être vigilant et essayer de prévenir le plus possible les risques. Une bonne hygiène et une surveillance accrue sont les meilleurs atouts pour que tout se passe bien !

Les mères sont traites matin et soir à partir de la mise bas. On reprend très vite la cadence que ce soit elles ou nous. C’est une période où il faut être vigilants et leur apporter tout ce dont elles ont besoin pour bien démarrer la lactation.

Décembre 2017

Un mois un peu plus calme

Pour nous, le mois de décembre est le mois le plus calme en terme de travail.

Les chèvres sont taries. Il ne reste que les chèvres lactation longue a traire ce qui représente environ 60 chèvres qu’on trait en 20min. Rien de comparable aux 1h45 habituelles ! Pour nous c’est une première. En effet les années précédentes toutes les chèvres étaient taries donc nous étions réellement en vacances. C’est un choix de notre part. Il y aura une entrée d’argent a une période où il y en avait pas habituellement.

Le dernier mois de gestation est le plus délicat  pour les biquettes. Il faut bien les surveiller car la fatigue de la gestation peut entraîner des problèmes. Avec un œil attentif on peut détecter tous les premiers signes et pallier à tous les problèmes.

Décembre est l’occasion pour nous de partir en vacances et de profiter de nos familles. Le rythme est moins soutenu, ce qui est bien agréable ! Nous rechargeons les batteries avant le rush de janvier.

Novembre 2017

L'hiver s'installe peu à peu

Le paysage change, les couleurs d’automne s’imposent et puis petit à petit les matins sont blancs et les gelées sont de plus en plus fréquentes.

Cela est inquiétant car le lupin craint le froid et vu qu’il n’est pas encore très développé il est fragile. Nous ne savons pas comment il va se comporter face à ces températures un peu fraîches puisque c’est la première fois que nous en cultivons.

 

Quant aux chèvres, c’est le moment pour elles de prendre des vacances. Le tarissement leur permet de se reposer pendant les deux derniers mois de gestation et de bien développer leurs chevreaux.

C’est une période pour nous plus calme. Il ne faut cependant pas négliger la surveillance, la gestation est un moment délicat. Il faut par exemple veiller à ce que tout le monde s’alimente bien et si une chèvre a un petit coup de fatigue il faut lui donner quelques vitamines.

 

Nous pouvons faire quelques travaux et aménagements sur la ferme pendant ce temps.

 

Les mises-bas se terminent et les agneaux eux grandissent.

Si le soleil pointe son nez, les brebis sortent dehors brouter les derniers brins d’herbe, même si cela ne dure qu’une heure ou deux. Pendant ce temps, les agneaux restent au chaud à l’intérieur et ils apprennent à manger.

 

Novembre rime aussi avec formation pour nous. Acquérir de nouvelles connaissances, se remettre des basics en tête et échanger sur nos expériences entre éleveur est essentiel.

Octobre 2017

Quand les agneaux débarquent !

Le mois d’octobre se poursuit avec les semis des céréales. Les grains de triticale sont donnés aux brebis durant l’hiver et au début du printemps, et la paille sert à faire le lit douillet de nos animaux.

Cette année nous testons d’implanter du méteil. C’est un mélange de triticale, blé, pois et vesce. Ceci est fait pour obtenir un mélange plus protéique et diversifier l’alimentation de nos animaux. Pour les mêmes raisons on a aussi testé de semer du lupin pur.

Pour savoir si ces essais sont concluants et si le jeu en vaut la chandelle il faudra attendre mais promis on vous tient au courant !

 

C’est aussi le moment de faire les échographies des chèvres. Moment de vérité toujours un peu stressant : nous allons savoir si les chevreaux seront bien au rendez-vous en janvier. Et c’est le cas ! J Du travail en perspective car les mises bas seront groupées sur une courte période.

On va tarir les chèvres gestantes à la fin du mois de manière à leur laisser deux mois de vacances. Il ne reste plus qu’à faire en sorte que tout le monde se porte le mieux possible d’ici là.

Les chèvres « vides », non gestantes, vont quant à elles rejoindre mon lot de chèvres en lactation longue et continuer à faire du lait tranquillement.

 

A la chèvrerie c’est un peu les vacances mais ce n’est pas le cas à la bergerie. Les brebis mettent bas, des agneaux sont venus peupler le bâtiment.

Les naissances multiples sont fréquentes chez les brebis, comme pour les chèvres d’ailleurs.

Il faut veiller à ce que la mère s’occupe bien de tous ses petits ce qui n’est pas toujours le cas malheureusement.

Ensuite il faut que la mère ait assez de lait pour nourrir tout le monde ce qui est impossible lorsque la brebis a 3 agneaux. Du coup on a recours au biberon et au lait artificiel.

Ca rajoute du travail et c’est source de dépenses mais c’est indispensable pour prendre soin de nos petits.

Les brebis sortent encore dehors. Les glands sont tombés en abondance cette année et vu qu’elles en raffolent elles sont au paradis.

Septembre 2017

Un mois dans les champs

Virginie travaille le sol de ses parcelles avant les semis - devenir éleveur caprin ovin mouton chèvres

Nous avons commencé le mois en semant les prairies composées de luzerne, de trèfle violet, de ray grass et de fétuque. Nous implantons des prairies avec différentes variétés de manière à avoir un mélange intéressant au niveau appétence (c’est à dire que le goût convienne aux chèvres) et au niveau de la valeur alimentaire. Les chèvres ont des repas beaucoup plus équilibrés que la plupart d’entre nous.

Le travail du sol est long, il faut y porter attention par exemple la météo (comme toujours), l’humidité du sol, la texture du sol, …. Il faut préparer un lit de semence douillet pour que les petites graines poussent.
C’est un réel investissement pour les exploitations. La qualité et la quantité d’herbe produite par ces parcelles assurera l’autonomie fourragère de nos troupeaux et ainsi allégera les dépenses de la ferme.

Cette autonomie est pour nous basée aussi sur le maïs ensilage. Le maïs est une production intéressante qui permet de produire un gros volume d’aliment sur une surface réduite. L’ensilage est un gros chantier car il faut plusieurs tracteurs et remorques pour transporter le maïs; ce dernier sera ensuite tassé dans des silos et enfin recouvert de bâche pour qu’il fermente et se conserve.
L’entraide entre voisin est indispensable. Les chantiers d’ensilage s’enchaînent chez les uns les autres tout au long du mois de septembre.

Cette année nous avons été privilégié par la météo et nos prairies ont reçu de la pluie régulièrement. Ce qui nous permet de rentrer encore du foin dans le séchage en grange durant le mois de septembre.

Les nuits devenant plus fraîches les brebis rentrent désormais dormir au chaud dans la bergerie et les ventres s’arrondissent ce qui présage de futurs agneaux!!

Août 2017

Les chèvres de Virginie et Germain dans leur bâtiment, sur une litière de paille - métier devenir éleveur caprin saanen

Comme chaque année en août, le mois d’août sonne la saison des amours. Les boucs retrouvent les biquettes qui sont un peu émoustillées en les voyant vu que cela fait plusieurs mois qu’elles ne les ont pas vu. De plus ses messieurs ont une odeur forte (et désagréable pour nous..!) qui réveillera les chaleurs de ses dames. Cette odeur est due aux hormones que les mâles sécrètent naturellement à la saison des amours.

Les chèvres vont ainsi entrer en gestation.
Soit elles sont inséminées – une insémination coûte cher donc c’est réservé aux meilleures chèvres . Ce sont les plus performantes, en bon état physique (pas trop maigre ou trop grosse) et en bon état sanitaire (pas malade récemment par exemple). Une chèvre pourra être inséminée plusieurs fois dans sa vie (une seule fois par an) mais pas toute sa vie. Cela dépend de chaque biquette !

Soit elle retrouvent les boucs et la nature fait son travail.

Les petites chevrettes nées en janvier sont elles aussi mises à la reproduction. Elles ont 8 mois pèsent plus de 40 kg. Ce ne sont vraiment plus des bébés ! Chez nous la première saillie se fait naturellement: on introduit un bouc avec ses demoiselles et on laisse faire la nature.

 

Quant aux brebis, c’est pour elles aussi les grandes vacances. Elles font du plein air : elles pâturent sur les parcelles éloignées de la ferme, dorment sous les arbres et boivent au lac. C’est presque du camping !! Nous allons les voir quotidiennement afin de s’assurer que tout va bien.

 

Les vacanciers eux sont toujours au camping. Ils sont même plus nombreux qu’en juillet. Les activités battent leur plein jusqu’au 20 août environ. Puis on sent la rentrée scolaire arriver et le camping se vide. Nous et nos enfants ne sommes d’ailleurs pas là pour voir les vacanciers quitter les lieux car nous sommes partis en vacances fin août et nous rentrons juste à temps pour la rentrée.

Juillet 2017

Un mois bien rempli chez nous

Eh oui nos premiers vacanciers arrivent pour séjourner dans notre camping à la ferme. C’est une activité prenante mais tellement enrichissante.

Nos journées se divisent entre le camping, la chèvrerie et les champs.

 

Aux champs les foins continuent avec les deuxièmes coupes qui sont de meilleure qualité que les premières et les moissons qui se font entre deux orages cette année.

La météo est très changeante cet été ce qui n’est pas pour nous arranger ni dans les travaux des champs ni au camping.

 

A la chèvrerie on prépare la reproduction. Phase clé de la prochaine campagne laitière. Tout d’abord on choisit les chèvres qui font être inséminées.

Cette sélection se fait grâce à leurs performances en termes de qualité et quantité de lait.

Ces dernières seront accouplées avec les boucs qui leur correspondent le mieux. Ce travail se fait en collaboration avec notre technicienne troupeau et l’inséminateur.

Nous espérons que les futurs bébés aient toutes les qualités de leurs parents pour faire progresser et assurer l’avenir du troupeau. Mais ceci est une autre histoire dont on découvrira le début dans un peu de plus de dix-huit mois.

Pour que la reproduction des chèvres se passe au mieux une cure de vitamines et oligo-éléments leur est administrée.

 

Les chèvres et les vacanciers se rencontrent une fois par semaine à l’occasion d’une traite du soir.

C’est un moment que j’apprécie beaucoup. On peut montrer notre travail nos animaux et échanger autour de l’agriculture.

Je pense que cela fait partie de notre métier du coup on se régale que ce soit nous les vacanciers et surtout les chèvres. Elles ont plein de chose à grignoter ces soirs-là !

Mai 2017

A fond les fourrages

devenir eleveur virginie Germain correspondant caprin

En ce moment on récolte les fourrages sous toutes ses formes : foin, enrubanné, séchage en grange. Ces deux dernières techniques permettent de mieux préserver les valeurs de l’herbe.

L’enrubanné conserve la valeur énergétique grâce aux fermentations (comme la choucroute !) qui se développent quand le fourrage est emballé. Le séchage en grange permet de rentrer de l’herbe plus rapidement que lorsqu’on fait du foin. Elle finit de sécher à l’intérieur grâce à des ventilateurs.

Pour les légumineuses comme le trèfle et la luzerne qui sont des plantes fragiles. Elles supportent mal le séchage au soleil. Le séchage en grange permet de récolter la totalité de la plante même les feuilles qui font toutes la richesse du fourrage.

 

Mais tout cela n’est possible que si nous avons quelques jours ensoleillés. Le silence est roi pendant la météo car notre organisation du travail est liée​ au soleil et à la pluie.

Comme je le disais en avril, on attendait la pluie pour assurer la quantité de fourrage et notre autonomie fourragère.

L’autonomie fourragère c’est à dire le fait de pouvoir nourrir les animaux avec les fourrages récoltés sur la ferme nous permet de ne pas acheter à l’extérieur.

La qualité des fourrages quant à elle influencera sur les performances laitières de nos chèvres dans le bon ou mauvais sens. C’est une autre histoire, celle de la campagne laitière de l’an prochain.

 

Mais​ en mai nous préparons aussi la saison estivale du camping. Il y a les réservations, le nettoyage, les petites réparations et l’installation de trois nouveaux mobil-homes en remplacement. Il faut bien renouveler les locations

La première tonte de l’herbe au camping a été réalisée par les brebis : tonte écologique et économique… !

Avril 2017

Un mois rempli de divers travaux

devenir eleveur ovin virginie germain correspondants

Les chevrettes nées en début d’année ont toutes atteintes les 17 kilos. C’est signe de sevrage. Maintenant qu’elles mangent suffisamment de foin et de grain elles n’ont plus besoin de boire de lait. Elles sont assez grandes pour être des ruminants à part entière.

Période toujours délicate : il faut surveiller qu’elles consomment assez d’eau et de foin et que tout se passe bien !

Avril signifie aussi parage des mères. Cela consiste à la coupe des onglons des chèvres. C’est nécessaire pour leur bien-être.

C’est un travail laborieux qui doit être fait au minimum une fois par an.

Couper les onglons à 340 biquettes cela fait beaucoup de coups de sécateur !

 

Quant aux agneaux de février ils ont bien grandi. Ils sont très contents de retrouver leurs mères tous les soirs qui rentrent des prés.

 

Avril c’est aussi le travail du sol. On commence par épandre le fumier des chèvres. L’agriculture est un cercle vertueux : où le fumier des animaux va fertiliser le maïs et les autres cultures qui a leur tour nourriront nos troupeaux. Nous avons travaillé​ et labouré les sept hectares qui seront semés en maïs.

Et la pluie est enfin arrivée ! Ouf la récolte des fourrages devrait être sauvée.

 

… Tout cela nous a bien occupé, sans oublier le travail d’astreinte.

Mars 2017

La mise à l'herbe est imminente !

Avec les beaux jours qui reviennent, l’herbe pousse. ce qui veut dire que les brebis vont pouvoir repartir dans les champs après quelques semaines en bergerie !

La mise à l’herbe (le nom que l’on donne au fait de remettre les animaux au pâturage après l’ hiver à l’intérieur) nécessite une attention particulière. Les brebis restées à l’ intérieur durant l’hiver à manger du foin et l’herbe très riche, font qu’il faut que leurs organismes se « réhabituent » a manger de l ‘herbe. Pour cela une bonne cure de minéraux est nécessaire.

Il faut que les brebis pâturent petit à petit. Le mieux est qu’elles aient mangé du foin avant de sortir ainsi elles mangeront un peu moins d’herbe fraîche. Nous éviterons les ennuis. La gourmandise est un des principaux pêchés des ovins.

Au fil des jours elles passeront de plus en plus de temps au pâturage jusqu’à y passer leurs journées.

Le pâturage assure leur alimentation en très grande partie d’avril à septembre pour cela il faut qu’il pleuve même en été et ainsi l’herbe poussera. Mais cela est une autre histoire, celle de cet été…

Février 2017

La traite, un rituel clé dans la vie d'un éleveur producteur de lait

 

La traite a lieu matin et soir à heures régulières. Les chèvres aiment la régularité ! C’est la même chose pour les horaires de distribution de la nourriture.

 

La traite dure en moyenne deux heures. C’est même plus au début. Les chèvres qui vivent leur première lactation (on les appelle primipares) doivent apprendre à monter sur le quai, à ne pas bouger… Ça prend donc un peu plus de temps!

 

Ensuite, la traite est un rituel bien rodé. Les chèvres dominantes sont les premières sur les quais. Elles sont toujours dans le même ordre c’est un bon repère pour la surveillance. Si une chèvre qui est souvent dans les premières se retrouve derrière alors c’est qu’elle a sans doute un souci.

Notre chien, un Border Collie, nous aide à la traite: il pousse les chèvres pour qu’elles montent sur les quais de traite, va les chercher dans les aires du bâtiment et les guide pour sortir de la salle de traite et ainsi laisser la place aux suivantes.

 

La traite est un moment agréable pour le trayeur et pour les chèvres car lorsqu’elles ont les mamelles pleines elles apprécient la traite. (Les femmes qui ont allaité comprendront très bien ce sujet d’ailleurs.)

 

Les chèvres donnent entre trois et cinq litres de lait par jour. Il faut savoir qu’il faut 6 litres de lait pour produire 1 kilo de fromage de chèvre !

Janvier 2017

Des chevreaux aux 4 coins de la chèvrerie !

Les vacances de Noël semblent déjà bien loin ! Nos 360 chèvres mettent bas, il y a des chevreaux partout ! C’est un des moments clés de l’année puisque ce sont les futures mères du troupeau ! Par chance les chèvres ne mettent pas bas la nuit ce qui nous permet de nous reposer. A vrai dire, on ne sait pas pourquoi c’est uniquement le jour… C’est surement parce ce qu’elles apprécient la présence de l’Homme dans cette étape difficile !

 

Nos journées sont bien remplies entre les naissances, souvent multiples et les tétées des petits.

Les chèvres peuvent avoir deux chevreaux, de temps en temps trois et exceptionnellement quatre. Les naissances trop nombreuses sur une portée donnent des chevreaux plus petits et plus fragiles, nécessitant plus de soins : on ne cherche donc pas a avoir beaucoup de petits.

Mais en plus des chevreaux, il ne faut pas oublier qu’il faut nourrir le mieux possible et traire les mères, qui commencent à produire du lait après la mise bas ! A partir de maintenant les chèvres seront traites matin et soir pendant dix mois: un rythme bien rodé.

 

L’essentiel des mises bas se passent bien mais quelques fois nous devons faire appel au vétérinaire. Il intervient sur des césariennes mais c’est chose peu commune. On a en fait seulement trois en huit ans de mise bas ! Il nous conseille aussi sur les différentes maladies et les traitements qui peuvent être mis en place. Son aide est précieuse pour mettre en place de la prévention sur certaines maladies.

 

Bref, une période riche en émotions !!!

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